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Archives mensuelles de “novembre, 2011”

Raymond Saint Louis Augustin : Maire de Fort de France ou l’engagement civique d’un foyalais

Raymond Saint Louis Augustin est maire de Fort de France, une ville qu’il n’ a jamais abandonné sauf pour effectuer son service militaire.

Psychologue de formation, ce foyalais pure souche affirme un engagement politique citoyen : il a effectué diverses missions au sein de la municipalité.

Dans sa jeunesse, il manifeste déjà  un militantisme anti-colonialiste face aux évènements de 1959-1960 en Algérie,

En 1983, il devient  conseiller municipal d’Aimé Césaire.

Au 2ème mandat de Césaire, il devient adjoint de celui-ci pour participer à de nombreuses commissions,CCAS, la SEMAF…

En 2001, il rencontre Serge Letchimy, il construit cette amitié dans le travail, il devient son 1ère adjoint.

En 2010, Letchimy est nommé Président de la Région Martinique , il lui succède naturellement au poste de maire de la ville-capitale.

Aliker et  Césaire sont  ses solides référents dans son action politique. En reprenant cette phrase de Césaire « se ceindre les reins pour une capitale encore plus moderne « , Il insiste sur la construction dans l’effort individuel qui rejoint l’effort collectif, faire le possible avec peu.

 il cite cette autre expression de Césaire « Nous avons exondé la ville », il souhaite poursuivre les projets initiés par l’auteur du « Cahier de retour au Pays Natal » et l’urbaniste S. Letchimy, il entend que Fort de France garde son âme.

Les projets réalisés :

  • la rue de la République est entièrement piétonne pour favoriser l’ accès aux commerces
  • la rue Lazare Carnot est un axe de circulation refait en matériaux nobles (granit)
  • de nouveaux centres modernes : le centre Perrinon construit dans le respect de l’architecture foyalaise.
  • La tour d’affaire Foyalaise de la pointe simon : la ville doit agrandir sa capacité d’acceuil prochainement avec  2 établissements hôteliers
  • Le front de mer est en cours de réaménagement, il se veut le plus beau front de mer de la Caraîbe dans les 6 prochaines années.
  • Le boulevard géneral de Gaulle doit devenir une artère urbaine arborée
  • Cermac fête les 40 ans du service culturel

Sa volonté  forte est de donner une identité à la ville.

Le Maire insite sur la nécessité que l’île se diversifie à  travers notemment, le développement d’ une activité touristique : l’office du tourisme de FDF date d’une dizaine d’années  : en 2011, la baie a acceuilli la régate Bénodet-Fort de France. D’autre projets attractifs seront mis en place comme  la  transat  des îles Canaries à Fort de France ( 30 concurrents sur des voiliers de 20 m).

La savane a été  entièrement rénovée ainsi que la statue de Joséphine l’an dernier qui  cependant  demeure toujours  décapitée… Ansi, la municipalité pense que cette statue peut interpeller les touristes sur l’histoire de l’île et de son peuple. Aussi, d’autres statues sont vandalisées comme celle de Schoelcher.

Des oeuvres d’art sont inaugurées  cette année ; « l’homme droit » qui représente Pierre Aliker , d’autres oeuvres prendront place  sur  la Savane,  sur le front de mer une oeuvre  d’Henri Guédon représentera les hommes partis en dissidence.

Parmi les principaux  souhaits  du Maire : le respect de la ville par les fayolais et ses visiteurs et une nécessité d’ impulser des projets dynamiques pour les entreprises qui permettraient de réduire un chômage (60% en Martinique) dont la ville de Fort de France constitue un fort noyau.

Guérir les Morsures de Serpent : une méthode ancestrale

Aux Antilles et notemment sur l’île aux fleurs, « la bête longue continue de faire rage !« , Sermana et son frère Eric (Morne Rouge) ont une connaissance, un don transmis par leur mère pour soigner hommes et animaux victimes du Trygonocéphal. Ils savent  comment soigner et guérir par un procédé  ancestral à base  d’ ‘esprit de rhum et de plantes dont ils gardent le secret .

Cette année, 65 personnes se sont présentés à leur domicile pour soigner cette blessure mortelle, elles sont toutes prêttes à témoigner de l’éfficacité du remèd razié.

 Ils n’hésitent pas à soigner le patient dans les conditions insoutenables qu ‘engendrent  le venin quis se propage sur une partie du corps :  la putréfaction, nécrose de la chair puis son nettoyage , il peut s’extraire jusqu’à 2l de le pue grâce au breuvage.

Eric insiste sur le fait que les personnes diabétiques, sous prise d’antibiotiques doivent immédiatement le déclarer en quel cas, ils les orientent vers l’hopital.

Ils ont ce don de reconnaître les morsures de serpents,  cette potion est  miraculeusement adaptée aux mutations du venin des serpents. Des chercheurs australiens se penchent déjà sur leur méthode.

Ce savoir de famille est difficile à transmettre car il nécessite que les futurs soigneurs ne soient pas sensibles aux soins nécessaires à la guerison.

Sermana souhaiterait de recherche pour le développement de leur brevet , de soutien  pour reconnaître les méthodes. Ce secret de famille risque de partir avec ces personnes, ils gardent précieusement cette formule. Certains diront pourquoi?

Nous pouvons le comprendre aisémént pour 4 raisons :

  • il faut une certaine expertise pour déterminer une morsure de serpent
  • le danger grave de voir  s’improviser des guérisseurs de serpents et de la non maîtrise de la méthodologie ancestrale (connaître la lune…)
  • le vol ou la récupération peu scrupuleuse par des tiers d’une formule à titre de profits financiers
  • voir un savoir ancestral  et  familial précieux dilapidé sans respect

L’homme, la mer et Saint Pierre

 Mathurin Cadenet dit « Fouyaya » est une figure locale de   Saint Pierre en Martinique.

De son large sourire sonne une voix grave emplie de chaleur tropicale ; il salue de bon matin les habitants en ponctuant les discussions de plaisanteries ou « couillonades » .

Il est célèbre pour ses interventions matinales, pertinentes et instructives  sur une grande radio locale dans toute la Martinique. Son savoir, il l’a forgé grâce à sa passion pour la lecture et le patrimoine impulsé par son père et Adeline de Raynal, l’oralité et l’amour profond qu’il éprouve pour son île.

Dénué de vanité, autodidacte, il n’aime pas qu’on le compare à une bibliothèque ni considérer que sa maison est un musée! Il préfère mettre en avant son caractère curieux de l ‘histoire de son île, du patrimoine.

Après son service militaire en Guyane dont il garde un souvenir parfois nostalgique;Mathurin a exercé divers métiers  comme travailleur dans la  canne ,  moniteur de natation… la mer n’est jamais trop loin de lui. Il déambule  dans Saint Pierre pour observer chaque particularités des  gravures qui font sa ville.

Il  s’implique spontanément  dans le projet du « Grand Saint- Pierre » (des ateliers imaginaires,plasticiens, journalistes, regards objectifs sur la ville; il est conscient que la tâche sera ardue mais comme il l’explique crûment en reprenant Petrolusi, un pionnier du tourisme aux Antilles « Sans le cul de Joséphine et les macabés de Saint Pierre, il n’y aurait pas eu de tourisme dans les Antilles« ,

Il a eu la chance de rencontrer dans son enfance   des rescapés qui ont vécu l ‘irruption de 1902, les pierrotins.

Son chauvinisme pour sa ville est communicatif!

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